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Un projet d’EMI de trois ans
aux résultats encourageants

2 936 élèves français et italiens ont participé à projet d’Éducation aux médias et à l’information (EMI) entre 2018 et 2021. Accompagnés d’enseignants et de professionnels du journalisme, ils ont découvert le monde médiatique à travers des ateliers découverte multiples. Un an après, enseignants, journalistes et élèves en dressent le bilan lors des rencontres transfontralières de l’EMI à Chamonix.

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Des élèves étudient le montage du débat de la présidentielle.

Crédit Calvin Leclere / Emispheres

C’est une véritable réussite pour le Parcours civique et professionnel en montagne (PCPEM). Après trois ans de projet, quelles leçons en tirer ? C’est la question que se sont posés enseignants et journalistes lors des rencontres transfrontalières de l’Éducation aux médias et à l’information (EMI). Huit établissements scolaires – collèges et lycées – du département de Haute-Savoie et de la région d’Aoste ont bénéficié de nombreuses interventions de professionnels de l’information. L’objectif étant d’amener les élèves à devenir acteurs de l’information et à apprendre à trier toutes les actualités disponibles à travers de nombreux supports.

 

De très bons résultats relevés

 

« Les élèves ont développé une réelle confiance en soi. Ils se sont dépassés et ont vaincu, pour la plupart, leur timidité », affirme Céline Jacquet, directrice adjointe du collège de Saint-Gervais-les-Bains. Et ça, c’est un résultat partagé par tous les acteurs des collèges et lycées du projet. Christine Roussel, principale du collège Jean-Jacques-Gallay, ajoute même qu’ « on remarque une véritable évolution des compétences, et ça, sans que les élèves ne s’en rendent compte. » Certains y découvrent une véritable « vocation », comme le dit Amandine Demarteau, enseignante au lycée linguistique de Courmayeur.

 

Pour Pierre Goyou-Beauchamps, journaliste au collectif We Report, partenaire du PCPEM, le projet a permis ce rapprochement entre enseignants et élèves, qui se livrent beaucoup plus depuis les interventions en EMI.

 

« C’est épuisant, mais on ne se lasse jamais ! »

 

Depuis 2015, le collectif de journalistes indépendants We Report participe à de nombreux projets d’EMI auprès d’établissements scolaires en France, Suisse, Italie et Allemagne. C’est donc tout naturellement que les enseignants de Haute-Savoie et de la région d’Aoste sont venus à leur rencontre. Et ce, dans le but que le collectif puisse répondre à l’appel d’offre du département de Haute-Savoie, en 2018, à la recherche de journalistes pour sensibiliser à l’EMI.

 

Avec six de ses confrères, Daphné Gastaldi, coordinatrice du projet, s’est investie dans l’apprentissage des analyses critiques et pratiques du journalisme. Jusqu’à la mise en œuvre de projets, comme l’écriture d’articles, les plateaux télé, les émissions de radio et de nombreuses rencontres. « C’est un investissement. Il faut savoir gérer les cours – les préparer comme les dispenser – et sa vie de journaliste. C’est épuisant, mais on ne se lasse jamais ! », confie-t-elle. We Report sera à l’origine de la sensibilisation à l’Éducation aux médias et à l’information de 2 936 élèves et de plus de 400 sujets publiés.

 

« On a appris plein de choses »

 

Après trois années d’EMI, les quelques 3 000 élèves du projet ressentent une grande amélioration : « On a appris plein de choses ! », lance Laura du collège de Sallanches. « On a découvert les coulisses de ce qu’on voit à la télévision », ajoute un de ses camarades. Bien que la photographie soit au cœur des préoccupations des collégiens et lycéens du projet, d’autres passions ont émergé. « Ce que j’ai aimé, c’est le contact avec les gens et leur histoire, leur passion à eux et devoir le retranscrire. Être journaliste, c’est un métier vraiment intéressant », affirme un élève italien du lycée linguistique de Courmayeur.

 

 

Mais quels ont été les projets développés en classe ? « Nous avons monté un journal télévisé de toutes pièces autour des fake news. J’ai été présentatrice et j’ai adoré le faire », répond Eslem. À la question « Veux-tu en faire ton métier plus tard ? », la jeune fille de 13 ans répond à la positive, sans hésitation : « Il y a tant de choses à découvrir, c’est surprenant ! »

 

LAURE ARNOUX

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Daphné Gastaldi, journaliste indépendante, a participé au projet PCPEM pendant trois ans aux côtés de six de ses collègues.

Crédit Calvin Leclere / Emispheres

Eslem, collégienne, pense faire du journalisme son futur métier.

Crédit Calvin Leclere / Emispheres